Café éthique hôpital Henri Mondor 

Le vendredi 17 avril, Al.é.lavie a été invitée au Café éthique, à l'hôpital Henri Mondor :


merci à Marie Matignon, néphrologue et à Julie rodrigue, infirmière post-transplantation rénale, pour l'organisation au top de ce café, en présence de professionnels agissant au sein de la chaine de la transplantation.


Merci à l'hôpital Henri Mondor pour cette invitation.


Nous avons évoqué le caractère indispensable de ces échanges entre les protagonistes côté prélèvement et ceux côté greffe. En effet toute cette chaine de la greffe repose sur la confiance et l'adhésion de la population.


Or, sans cette transparence, ces échanges entre infirmiers, médecins côté greffe et suivi de greffe, infirmiers, médecins côté prélèvement, greffés, familles de donneurs, cette confiance reste bien fragile.


Comment comprendre la complexité de cette chaine qui subit de nombreuses pressions pour augmenter le nombre de greffes sans créer ces ponts humains reliant les deux extrémités ?

- Pression législative, visant à augmenter les taux de don.

- Pression de performance, traduite par des objectifs quantitatifs.

- Pression technologique, avec l’émergence de pratiques comme la PRN (perfusion régionale normothermique,   

   perfusion in situ d'une partie du corps du donneur, réalisée à l'aide d'une assistance circulatoire extracorporelle) et le

   développement de la xénotransplantation.

- Pression économique, liée aux investissements et à la croissance anticipée du secteur.

- Pression démographique et épidémiologique, liée au vieillissement de la population et à la progression des maladies

   chroniques comme le diabète et l’hypertension.

- Pression organisationnelle, dans un contexte de ressources hospitalières - limitées.

- Pression sociale, portée notamment par les personnes en attente de greffe et les organisations qui les représentent.

- Pression informationnelle, avec l’accès élargi aux données et aux controverses grâce à l’intelligence artificielle.

- Pression communicationnelle et comportementale, visant à déployer les stratégies les plus efficaces pour encourager

   le don (nudging, influenceurs, campagnes dans les milieux scolaires, universitaires, municipaux, sportifs et

   professionnels).

- Pression exercée sur la population, à travers des campagnes incitant chacun à se positionner sur le don d’organes et à

   en parler à ses proches, parfois présentées comme un geste simple et évident.

- Pression sur les familles de donneurs potentiels, sollicitées dans des moments de grande vulnérabilité.


      

Échanges, éducation à la santé, partage d'expériences, compréhension du vécu de l'autre sont sans doute les piliers qui permettront d'instaurer la confiance, car sans elle rien n'est possible.


Afin de préserver toute l'humanité inhérente à cette chaine, nous espérons pouvoir continuer à tisser des liens avec ces équipes méritantes qui œuvrent chaque jour en milieu hospitalier avec toute l'énergie que cela requiert.


En tous cas mille mercis encore à tous ces professionnels présents pour la sincérité de leurs paroles.


Allez la vie ... et bien sûr un peu de tourisme parisien à cette occasion.

  • Titre de la diapositive


    Bouton
  • Titre de la diapositive

    Écrivez votre légende ici
    Bouton
  • Titre de la diapositive

    Écrivez votre légende ici
    Bouton
  • Titre de la diapositive

    Écrivez votre légende ici
    Bouton
  • Titre de la diapositive

    Écrivez votre légende ici
    Bouton
  • Titre de la diapositive

    Écrivez votre légende ici
    Bouton
  • Titre de la diapositive

    Écrivez votre légende ici
    Bouton
  • Titre de la diapositive

    Écrivez votre légende ici
    Bouton
  • Titre de la diapositive

    Écrivez votre légende ici
    Bouton
  • Titre de la diapositive

    Écrivez votre légende ici
    Bouton
  • Titre de la diapositive

    Écrivez votre légende ici
    Bouton
  • Titre de la diapositive

    Écrivez votre légende ici
    Bouton
  • Titre de la diapositive

    Écrivez votre légende ici
    Bouton
                                                États généraux de la bioéthique

19 février 2026 :


 Espace éthique Île-de-France (Hôpital Saint-Louis, Paris 10e) 


6 intervenants :


 - un médecin anesthésiste réanimateur, responsable d'une coordination aux prélèvements d'organes Matthieu Ledorze

-  une juriste Florence Bellivier, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

- un chercheur en sciences humaines sociales Philippe Barrier greffé

-  un bioéthicien, chercheur en Espagne Alberto Molina Perez

- Catherine Jolivet, présidente Al.é.lavie, famille de donneur


A 18h15, table ronde avec les 6 intervenants pour amener des éléments de réponse à la question :


A quelles conditions acceptons nous, pour nous ou nos proches, le prélèvement d'organes ?


Ensuite, débat avec le public.


https://www.youtube.com/watch?v=sgyMLtfNm2Q&list=PLi-yyU8cpcgV64PPWUBUgwWS-sV7ywAz1&index=1


  Je suis Catherine Jolivet, maman d’Alexis, donneur d’organes pour 6 personnes le 9 mai 2015. Nous avons fondé suite à son décès l’association Al.é.lavie afin de lui rendre d’hommage et de soutenir les familles de donneurs d’organes. Pour cela, nous avons mis en place avec difficulté un groupe d’échanges encadré par des professionnels, ouvert aux familles de donneurs, mais aussi aux personnes greffés.


Je pense qu’il faut tout d’abord 



 Dire la vérité

 Ce n’est pas simple un don d’organes, c’est le fruit de réflexions, c’est lié à un contexte très particulier et doit être appréhendé de façon systémique incluant le donneur et ses proches, ce n’est pas juste oui ou non. C’est une ambivalence, on a sauvé des vies, mais on lui a encore fait ça. La question n’est pas de savoir si le don d’organes est bon ou mauvais, la question est de savoir à quelles conditions il reste humain.